l-aventure-d-elikaPartie 9 

samedi 05 avril 2014 par eclia
Une découverte... spéciale ?

Cela faisait déjà une petite heure que nous errions dans le donjon, en ne trouvant pas la sortie. Nous avions maintes et maintes fois failli nous faire repérer, mais nous nous cachions dans l'ombre, ainsi cachés pour les gardes du roi, qui ne voyait pas plus loin que leur bout de leur nez.

Mais nous n'imaginions pas que nous ferons ici une découverte très importante...

Nous étions toujours à rôder dans les couloirs quand nous prîmes une énième direction :
- Prenons ce chemin, nous trouverions peut-être la sortie par là... commençais-je.
- Non, je prendrais plutôt l'autre, mais vu que c'est toi le chef, soit. Mais si il y a un problème, t'entendras parler de moi... marmonnais-t-il à chaque fois.

Nous continuâmes donc, en passant derrière les gardes et en se cachant derrière les murs. Le chemin formait une étrange ligne droite qui se perpétuait sur plusieurs kilomètres, ce qui me semblait assez étrange. Le donjon était en effet un énorme dédale, rempli de chemins dans tout les sens qui se croisait, et où l'on apercevait rarement une ligne droite autant longue et sans d'autres chemins... Ce n'était pas possible... Cela cachait certainement un piège !

- Nous devrions peut-être faire demi-tour, suggérais-je, cet endroit ne m'inspire guère. J'ai comme l'impression qu'elle ne mène pas à la sortie...
- Bah ! C'est toi qui nous as mis dans cette situation, et maintenant c'est toi qui recule devant le sois-disant "danger" qu'il y aurait au bout de ce chemin ? Moi je proposes que l'on continue. Il y a peut-être un danger, mais peut-être caches-t-il un grand trésor, et ce chemin serait fait pour décourager quiconque ! En tout cas, quoi que tu dises, je continues, surenchérissait Cader d'une voix enthousiaste.
- Comment peut-on être joyeux à l'idée de mourir ? Faudra que tu me le dises si on arrives à survivre, marmonnais-je assez bas pour que ce crétin ne puisses l'entendre. Enfin, dis-je un peu plus fort, nous allons continuer, peut-être, comme tu dis, y a-t-il quelque chose de spécial là dedans. Mais je pense plutôt que nous courons à notre perte, je préfère te le dire avant que...

Je n'avais même pas eu le temps de finir ma phrase que Cader m'entrainait déjà à sa suite dans ce long couloir, filant tout droit, et ou bizarement... il n'y avait aucun garde. Cet endroit semblait être situé si profondément sous le château que même les gardes n'y allait plus, et les gens dans les cellules n'étaient plus que de misérables squelettes mangés par les rats.

Cet endroit ne semblait ne plus en finir. Essoufflée par cette cavale qu'il m'avait fait faire, je lui imposait de faire une pause, et de nous reposer un petit peu :
- Écoute, Cader. Cela doit faire des lustres que nous n'avons pas dormi et je dois t'avouer que j'en ai une furieuse envie. La course que tu m'as infligée m'as encore plus fatiguée, et si l'on continue sur cette lancée, je vais finir par m'évanouir de fatigue. Profitons qu'il n'y ai personne pour nous reposer !
- Je veut bien, mais je ne pense pas pouvoir dormir sans avoir peur qu'un garde ne nous trouves. Il est à mon avis préférable que je montes la garde pendant que toi tu dors.
- Mais... essayai-je de le raisonner avant qu'il ne me coupe la parole :
- Écoute. Je n'ai pas envie que quelqu'un, pendant notre sommeil, ne nous trouve et sois assez idiot pour nous ramener dans d'autres cellules, voir même de nous exécuter. Tu dois connaître la chanson, non ? Je préfère être fatigué mais qu'il ne nous arrives rien plutôt que d'être en pleine forme en n'étant pas libre de mes mouvements. Et puis au pire, qu'est-ce qu'il peut m'arriver ? Je peut juste m'évanouir de fatigue et dormir plusieurs jours dans le pire des cas. Tu crois vraiment que ce soit horrible comparé à l'avenir qu'on aurait dans cette prison si je dormirais ?
Il avait malheureusement des arguments trop juste pour que je puisses le contredire. J'ai dû alors faire ce que je ne fais que très rarement : accepter ce qu'il me suggère, et admettre ma bêtise. Je détestais me soumettre comme cela à des personnes à moitié inconnues. Cela était sûrement dû à mon expérience de guerrière qui me rendait comme cela. C'était un de mes plus gros défauts, ne pas savoir reconnaitre ses torts.

Je me suis alors allongée dans un recoin du couloir, et m'endormit comme une masse.
J'ai aussi entendu Cader tirer son couteau de sa manche, et monter la garde, assis à coté de moi. Cette présence, malgré moi, me semblait rassurante. C'était comme d'avoir la sensation qu'un ami proche veillait sur soi, et qu'il était prêt à tout pour me sauver, même si du coup il ne pouvait pas dormir. Je savais pertinemment que s'il avait voulu se reposer, je n'aurais peut-être pas accepté... Je suis peut-être un peu trop prudente et égoïste, après tout. Enfin, sur ce point là.

Quand je me suis réveillée, pleine de courbatures témoignant de ma sieste sur la roche froide, je vis avec surprise que Cader ne s'était pas endormi et veillait toujours sur moi.
- Eh bien ! Tu es enfin réveillée ! Sa t'en auras pris du temps ! Il n'y a rien eu de suspect, j'ai failli m'endormir... Mais tu vois, cela ne m'as pas empêché de continuer à monter la garde ! disait-il fièrement.
- C'est... C'est bien, dis-je en baillant. Continuons notre aventure dans ce couloir, alors. Cela doit être le plus long du monde !

Nous avons continué comme cela pendant une bonne heure, quand soudain... Nous aperçûmes enfin la fin de ce couloir ! Il y avait une unique porte, rongée par le temps, mais assez intacte pour arriver à nous barrer la route.
- Laisses moi m'en occuper ! dis alors Cader.
Il prit un peu d'élan, et défonça la porte, qui ne résista pas. C'est alors que nous vîmes ce qui nous attendait.

Une énorme créature, très grande, de couleur dorée, assez grosse, dotée de grandes ailes, de longues griffes et d'yeux perçants nous regardait...
- Un... Un dragon ! chuchotons nous à l'unisson.
Il n'avait pas l'air agressif, mais... Je ne le sentais pas très bien... Peut-être allait-il nous dire des informations concernant cet endroit ? Ou alors nous tueras-t-il comme de vulgaires chaussettes ?
Nous ne le saurons que quand l'un de nous deux aura le courage de s'avancer.
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photo de l'auteur“Jeune fille passionnée par l'écriture et la lecture, j'ai créé ce blog afin de partager ma passion, tout simplement.”

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