l-aventure-d-elikaPartie 7 

samedi 05 avril 2014 par eclia
Tentatives d'amadouement de garde...

Je me tournais alors vers le garde qui gardait la porte et lui dit :
_ Hé ! Vous là ! Si je vous raconte une histoire, vous me laisserez sortir ? demandais-je sans grand espoir.

Le garde se tourna vers moi, et me montrant un visage totalement fermé, il me répondit gentiment :
_ Hum... Pourquoi pas ? Mais par contre, je ne te laisserais sortir que si tu arrives à me faire pleurer ! Si tu y arrives, alors seulement je te laisserais sortir. Sinon tu pourriras pour toujours dans ce cachot !

Je vis entrer là une lueur d'espoir. Cet homme me mentait-il ou me disait-il la vérité ? Je lui racontais alors une histoire complètement abracadabrante, espérant de tout mon cœur qu'il y crois.

" Je vais te raconter comment j'ai trouvé mon cheval. Vous n'étiez peut-être pas là quand vous m'aviez capturée. C'est une jument grise, très brave est rapide.

Avant elle, j'avais un âne qui se nommait Mulot. Il était aussi très brave, mais il lui arriva un grand malheur.

Nous étions partis d'un village où nous avions fait escale, ce jour-là, et on s'était enfoncé dans les prairies plates et arides du plateau de Unîko, qui n'est pas très loin d'ici d'ailleurs.

Bref, je reviens à mon histoire. Nous étions donc partis dans ces prairies. Quand arriva le jour fatidique, c'était la nuit. Je dormais à poings fermés sur l'un des rares arbres de la prairie. Mulot, quant à lui, était accroché à l'arbre bien solidement.

Ce soir-là, j'avais entendu des loups au loin, mais je n'y avait pas prêté attention, ils étaient trop loin.

Quand je me suis réveillée, je vis du sang partout, et Mulot couché par terre, son ventre ouvert. Il était mort.

Je l'ai pleuré toute la matinée, il était impossible de m'arrêter. J'avais tout fait pour lui. J'avais travaillé en tant que palefrenière pour l'avoir. J'avais surmonté des tas d'épreuves avec lui. Et voilà qu'il était mort. Il avait rejoint le paradis des ânes. Paix à son âme.

J'en ai déduit que c'était les loups qui était venus, à en juger par les traces de morsures qu'il avait sur tout le corps. Et dire que je ne m'étais même pas réveillée !

J'ai alors enterré Mulot, lui enlevant sa corde et sa selle, puis je me suis mise à courir pour mettre autant de distance que je pouvait entre lui et moi. Je ne pouvait plus le voir.

C'est alors que j'entendis un bruit de galop. Celui d'un cheval sauvage.

Il est venu vers moi, puis m'a regardé d'un air qui se voulait consolant.

Émerveillée, je posait ma main sur son flanc, et il se laissa faire. C'était peut-être un ancien cheval domestique, après tout.

Je lui mis la selle, monta dessus, et lui demanda :
_ Tu voudrais bien être mon nouveau cheval ?
Il me répondit d'un hennissement de bonheur.
_ Alors, en route, Poussière ! m'exclamais-je en souriant de toutes mes dents.

Voilà comment je l'ai rencontré, il y a de cela 2 ans."

Quand j'ai arrêté mon récit, avec peu d'espoir qu'il y croit, le garde était en larme. Il tournait déjà la clé dans la serrure.

_ Va, Elika, va secourir ton frère, dit-il. Si tu as besoin de quoi que ce soit, je suis à ton service.
_ Merci, mais je n'ai besoin de personne, lui répondis-je, partant en courant sans demander mon reste, de peur qu'il ne me renferme.

C'est ainsi que je suis sortie de ce cachot. Maintenant, il me fallait retrouver Talok, et cela allait être dur, croyez-moi !
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photo de l'auteur“Jeune fille passionnée par l'écriture et la lecture, j'ai créé ce blog afin de partager ma passion, tout simplement.”

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