l-aventure-d-elikaPartie 5 

samedi 05 avril 2014 par eclia
Une question... une réponse.

Pendant que je m'empressais de répondre aux clients, une question attira mon attention. Ce fût un jeune homme qui me la demanda :
- Elika... Je peut t'appeler comme cela ? J'ai une question à te poser, comme tout ceux qui sont ici d'ailleurs. Comment s'est passé ton entretien avec l'armée ? Il parait que tu as essayé de la rejoindre...
- Ah, heu, oui, bien sûr, dis-je d'une voix mal assurée.
Je me rappelais de ceci comme si c'était hier, mais c'était encore trop douloureux. Mais mon audience avait l'air captivée par cette simple question, et je me décida alors à y répondre.

"J'avais 16 ans quand je voulais aller à l'armée.
Je finissais mon travail chez un vieux marchand, Alforst, qui m'avait demandé de soigner ses chevaux pendant 2 mois, cela en échange d'un âne et de la direction de l'armée.
Ce jour-là, Alforst était venu dans ma chambre, ce qu'il faisait très rarement :
- Ecoute Elika, ton travail ici est terminé. Mulot est à toi maintenant, prends en soin. Et l'armée se trouve à l'ouest d'ici. Bonne chance.
Sur ce, il m'avait laissé faire mes affaires, et deux heures après, je partais, sur le dos de Mulot, vers l'ouest.
Une longue semaine après, j'ai enfin pu apercevoir le camp de l'armée.
J'ai alors arrêté Mulot devant, et demandé au gardes une audience du chef.
Ils m'ont ris au nez, me disant que les femmes n'était pas en mesure de franchir cette porte, mais m'ont tout de même laissée entrer, précédée de deux gardes qui m'emmenaient au chef.

Une fois devant lui, j'ai alors raconté ma situation, mon ambition.
Il éclata d'un rire sonore :
- Ah ah ah ah ah ! C'est la meilleure, celle là ! Alors comme sa, tu veut faire partie de l'armée, hein ? Pffff... Ambition inutile pour une femme ! Et puis, ton âne ne ferait pas le poids contre n'importe lequel de nos pur-sang arabes ! Je pense aussi que tu ne sais même pas manier l'épée, ni l'arc ! Va t'en d'ici, et va faire le ménage chez ton mari ! Gardes, saisissez-vous d'elle et mettez-là dehors ! Veillez à ce qu'elle ne proteste pas. Auquel cas mettez-là en prison, ou tuez-là si elle vous gêne trop même. Je ne veut plus en entendre parler !
Il avait prononcé ces derniers mots avec une joie cruelle.

Les gardes me saisirent et me mirent dehors, me disant de déguerpir sous peine de mise en prison, voir même d'exécution.

En larmes, je repris mon âne et passa mon chemin.

C'est alors que j'ai décidé de devenir ce que je suis maintenant. Une guerrière itinérante, qui allait où bon lui semblait, et qui aidait les gens. Depuis ce jour, l'armée me recherche, car je suis un obstacle sur leur chemin vers la destruction.

Mais cela, vous le savez peut-être déjà. Car oui, j'ai très souvent tenu tête à l'armée, et je n'ai pas toujours gagné, détrompez-vous !

Mais cela est une autre histoire."

C'est ainsi que je finis mon récit. Tout le monde était bouche bée, et horrifiée de la cruauté de l'armée. Même mon frère en était tout secoué.

- Allons, dis-je pour calmer la clientèle choquée, ne soyez pas triste, ni effrayé. Ceci est du passé, et m'a aidé à être ce que je suis aujourd'hui. Si j'avais été dans l'armée, j'aurais été un monstre, vous le savez tous. Allez, viens Talok, la route est longue, on s'en va.

C'est ainsi que nous sommes partis du village pour continuer notre longue route.
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photo de l'auteur“Jeune fille passionnée par l'écriture et la lecture, j'ai créé ce blog afin de partager ma passion, tout simplement.”

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