l-aventure-d-elikaPartie 4 

samedi 05 avril 2014 par eclia
Le village

Cela fait maintenant une semaine que nous galopons, et que je me relate sans cesse ce même souvenir : la rencontre avec ce vieux marchand et de ce pauvre Mulot.

- Dit moi, Talok, pourrais-tu compter les vivres qu'il nous reste ? Il faudrait aller en acheter au village, il y en a un pas très loin, et puis tu sais, la route jusqu'à l'endroit où je veut t'emmener sera longue. Il vaudrait mieux prendre quelques petites choses pour au moins un mois, lui dis-je doucement.
- Il ne nous reste plus rien du tout, me répondit-il d'une toute petite voix. Il est loin, ce village ?
- Il est à une dizaine de minutes d'ici, si mes souvenirs sont bon, le rassurais-je. Et puis on prendra plein de bonnes choses, je te le promets !
- D'accord ! Alors... En route ! s'exclama-t-il.

C'est à ce moment là que j'ai remarqué qu'il s'était très vite accommodé à cette vie de voyageur. J'avais peur qu'il ne s'y fasse pas, ce qu'y s'est révélé faux. Au moins, cela m'a rassuré.

Une dizaine de minutes après, nous sommes arrivés au village.
Après avoir acheté quelques vivres, nous avons décidés d'aller boire quelque chose dans un café, pas très loin d'ici. Je le connaissais bien : à chaque fois que je passais ici, je m'y arrêtais, et je peut promettre que les boissons de là-bas sont vraiment très bonnes !
- Viens Talok, allons-ici, tu verras, il font du jus de fruit fait maison, et il est excellent !
Il me répondit d'un hochement de tête enthousiaste, et m'emboita le pas dans le café.

Nous nous sommes donc assis à une table, commandé un jus de fruit pour Talok et moi, et j'écoutais la chanson que le musicien du village chantait pour les clients assez distraitement, quand soudain, Talok s'écria :
- Elika ! Hé, il parle de toi dans la chanson, non ? En tout cas, la fille dont il parle à ton nom...
J'ai alors écouté la chanson plus attentivement, et cela faisait à peu près ces mots :

Elle est arrivée un jour dans notre village,
Qui était encore dans la fleur de l'âge,

Et nous a débarrassés,
De ces maudites poules mouillées,

Qui venues conquérir notre village,
S'est vue massacrée, et prise en otage !

Elle nous a sauvée,
De ces idiots terminés !

Elle à tenue la tête à elle seule,
A toute une armée complètement dégénérée !

Gloire à Elika, notre sauveuse !
Cette jeune fille qui manie l'épée, d'une manière même pas vaseuse !

Gloire à Elika, gloire à Elika,
Et que son cœur soit empli de joie !!


Mon cœur fit alors un bond : c'était bien de moi qu'il parlait dans cette petite chansonnette ! Mais comment expliquer cela à Talok ? Il ne devait pas savoir que j'étais guerrière itinérante...

- Bon, heu... Talok ? C'est vrai, il parle de moi dans cette chanson, j'ai une épée, là, accrochée à ma ceinture, et c'est pas pour faire joli, d'accord ? Je sais, je suis sûrement la seule femme épéiste du monde. Mais je saurais te défendre s'il t'arrive des bricoles, dis-je d'une voix qui se voulait douce.
- Mais c'est... super ! J'étais loin de me douter que ma sœur était aussi célèbre et aussi extraordinaire ! Dit, tu pourras m'apprendre ? Demanda-t-il d'une voix remplie de joie.
- Bien sûr, acquiesçai-je. J'étais vraiment soulagée qu'il le prennes aussi bien. Je pensais qu'il serait en colère de ma décision, mais ce n'était pas le cas.

Bien sûr, tout les clients du café m'avait reconnu, et me posait des tas de questions, auxquelles je m'empressai de répondre, impatiente d'en finir avec ce flot de gens et de paroles intarissables.
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photo de l'auteur“Jeune fille passionnée par l'écriture et la lecture, j'ai créé ce blog afin de partager ma passion, tout simplement.”

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