mes-ecritsDepuis des années, je te suis avec curiosité... 

lundi 18 août 2014 par eclia poème
Depuis des années,
Je te suis avec curiosité.
T'ayant vue désespérée,
Je t'ai donné mon épée.

Une épée pour te défendre,
Et d'un seul coup, pourfendre,
Ceux qui avec toi n'étaient pas tendre,
Sans essayer de te comprendre.

Toujours je me rappellerai de ce moment,
Tes yeux si ternes ont flamboyés un instant,
Me montrant que sous ton silence angoissant
Restait une once de ton espoir aveuglant.

Tu l'as prise en main, elle était maintenant tienne,
Je t'ai aidé à la manier d'une façon qui te convienne,
Et tu as choisi une manière aérienne,
Dont toi seule était la gardienne.

Pendant longtemps nous avons franchis,
Tout les obstacles d'une manière réfléchie,
Qui nous ont aidés, enrichis,
Pour un ultime objectif : voir ta douleur affranchie.

Petit à petit, tu n'étais plus la même :
Tu as changé d'une manière extrême !
Ton visage dur finit par devenir blême,
Tes yeux se rougirent... Il y avait un problème.

Tu étais lasse de déployer toute ta force,
En quête d'un bonheur dont tu ne voyais pas l'écorce,
Et me regardant dans les yeux tu m'as dit "j'amorce
Avec l'espoir mon divorce."

Ses paroles au plus haut point m'étonnèrent,
On aurait pu croire qu'un coup de tonnerre
T'avais frappé, te remplissant d'une colère
Qui te possédais, te rendais rancunière.

Nous étions alors arrivés à la plus grande difficulté,
Qui depuis toujours n'avais cessé de te hanter :
La solitude, la peur d'être abandonnée...
Je pense que la voir en face t'as beaucoup affectée.

Me regardant dans les yeux, tu as jeté mon épée,
Me criant à la figure que je n'existais
Que dans sa tête et non en réalité,
Puis tu t'es assise et finit par pleurer.

Alors à côté de toi je me suis agenouillé,
Et d'une voix douce je t'ai parlé :
"Sèche tes larmes, et reprends ton épée,
Combattons pour ton bonheur tant espéré !"

Mais tu n'as rien voulu savoir,
Me disant de te laisser dans ce couloir,
Comme tout les autres avant moi, qui t'avais laissée choir,
Te laissant triste et sans espoir.

J'ai alors avec douceur répété
"Sèche tes larmes, et reprends ton épée,
Tu es une guerrière, et je vais t'aider,
Au contraire des autres qui ne l'ont pas fait.

Ce n'était que des trouillards, respirant de lâcheté,
Qui ne cherchant pas à te comprendre ne te faisait remarquer,
Que tes imperfections, tes mauvais côtés,
Pour ensuite au détour d'un couloir t'abandonner."

Tu m'as regardé de ton regard larmoyant,
Et doucement tu m'as dit, à vue d'oeil t'affaiblissant :
"Je reprendrais mon épée quand tout doucement,
Je reprendrais conscience de mon espoir renaissant."

Tu m'as fait un bref sourire, et je me suis contenté
De resté près de toi, prenant ton épée,
Attendant avec toi dans le noir complet,
Le jour où, de détermination, je verrais tes yeux briller.

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À propos

photo de l'auteur“Jeune fille passionnée par l'écriture et la lecture, j'ai créé ce blog afin de partager ma passion, tout simplement.”

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