mes-ecritsAux autres 

samedi 31 janvier 2015 par eclia poème, mélancolie

J'ai vraiment pensé
Que c'était fini.
Que de tortures
Je n'allais plus supporter.

J'ai vraiment pensé
Sourire à nouveau
Oublier pour toujours
Cette drôle d'aventure.

J'ai vraiment pensé
Éclater de rire
De ce rire si pur
Joyeux et sans âge.

J'ai vraiment pensé
Tout reprendre à zéro
Soigner mon cœur à l'agonie
L'Espoir luisant dans mes yeux.

C'était il y a un an.
Aujourd'hui je me dis
Que j'étais bien innocente
De penser cela.

Pendant quelques mois,
C'était vraiment le cas.
J'avais retrouvé un équilibre ;
Mon rire m'habitait à nouveau.

J'étais presque heureuse
Autant qu'à ma petite enfance.
Plus de soucis et des amis
Plus de soucis et des sourires.

Puis en cette sombre rentrée
Tout s'est évanoui.
Mon rire a disparu,
Mon sourire n'était plus.

Ma famille
Jusqu'alors tranquille
A commencé à se déchirer
Prête à se séparer.

Tout ça à cause
D'une stupide histoire d'argent.
Mes yeux se ternirent
Des larmes en jaillirent.

Puis dans ma vie
Tout s'est accéléré ;
Désillusions sur désillusions
Même ma Plume ne m'aime plus.

Je n'arrive plus à écrire
Que de sombres histoires
Tragiques et meurtrières
Et de tristes poèmes.

Des amis ?
Je ne connais pas ce mot.
Beaucoup m'ont abandonnés,
Ceux qui restent m'enfoncent.

J'ai toujours été seule
Je ne me suis jamais intéressée
Aux Autres, ils m’écœuraient ;
Je me contentais de Solitude.

Et puis quand enfin
J'ai découvert que certains
N'étaient pas si stupides que ça
Les voilà qui retournent leur veste.

M'enfonçant encore plus
Me répétant à quel point
Je suis débile et sans âme
Trop rêveuse, trop triste.

Les seuls « amis »
Que j'ai pu avoir
Me laissent maintenant seule
Au milieu du noir couloir.

J'enchaîne les crises d'angoisses.
Elles sont de plus en plus fortes,
Je sentirais presque
Mon cœur lâcher sous l'effort.

Ma mère m'est absente,
Je ne lui parle plus
Comme au bon vieux temps.
Je ne rit même plus.

Je me suis enfermée
Dans un mutisme forcé.
Mes larmes coulant à flot
Les larmes d'une « guerrière ».

Qui est arrivé à bien des choses,
Mais qui se heurte maintenant
A son problème de toujours.
Solitude.

Je ne veux plus exister.
Je laisse ma place
A qui la veux bien.
Je ne demande rien en retour.

Je veux pouvoir tout effacer
De ma présence en cette terre
De ce qui se trouve sur Internet
Aux souvenirs qu'ont de moi les autres.

Je veux pouvoir m'enfuir
Avec tous mes écrits
Dans un endroit reculé
Où Solitude prendrait enfin sens.

Imaginaire est ma seule chaîne
Vraiment solide en ce monde.
Et les Autres veulent me la détruire.
Je déteste les Autres.

Les seuls qui sont gentils
Ce sont ceux du théâtre
Avec eux je partage tout
Je déchire mon voile d'un coup sec.

Ils me le rendent bien.
Alors je veux bien encore exister
Pour eux, mais eux seuls.
Les autres ne me voient plus.

Tout les jours je reste
Dans le noir jusqu'à tard
A me ressasser mes journées
A m'énerver contre tout.

Je veux me reclure
Dans mon Imaginaire
Seule pour l'éternité
Avec ma compagne Solitude.

Ce poème est un bazar
Comme ce qu'il y a dans mon cœur.
Et il est adressé
Aux Autres.

A ces amis qui m'enfoncent,
A ces gens qui se moquent
A cette famille qui se déchire...
Arrêtez de me faire du mal.

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À propos

photo de l'auteur“Jeune fille passionnée par l'écriture et la lecture, j'ai créé ce blog afin de partager ma passion, tout simplement.”

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