mes-ecritsAnya 

samedi 05 avril 2014 par eclia nouvelle
La pluie était forte. On entendait son "ploc... ploc..." incessant, et tambourinant sur les vieilles tuiles du toit. Il faudrait peut-être le rénover, d'ailleurs.
Je suis affalée sur mon lit, hypnotisée par le boucan que faisait la pluie. Ah... la pluie... mon temps préféré. Toute cette eau qui descends des nuages, pour venir se poser sur le monde... je trouve ça magique.

Hé ! Mais j'y pense ! Vous devez peut-être vous demander qui je suis, oui, moi, le narrateur !
Je m'appelle Anya. J'ai une quinzaine d'années. Enfin... je crois. Pour tout vous dire, je viens d'un orphelinat. L'orphelinat Meyner, gouverné par... Mme Meyner. Je me suis faite adopter il n'y a pas très longtemps... deux mois je crois. C'est une bonne famille : mon père adoptif, qui se fait appeler Aurélien, est un grand homme dans le premier sens du terme : il mesure au moins un mètre quatre-vingt dix. Il a des cheveux blonds, coupés courts et lisses de nature, m'avait-il dit. Il a des yeux vert ; aussi vert que le feuillage des arbres en été. Il s'est montré très gentil avec moi lors de mon arrivée. C'est lui qui m'a installée dans le grenier d'ailleurs, étant donné qu'il n'y avait pas une seule chambre pour moi. Ma mère adoptive, par contre... je ne la connais pas vraiment. Elle se fait appeler Hélène. C'est une femme assez petite. Elle est stricte : les cheveux toujours noués en queue de cheval, c'est elle qui m'a fait vite comprendre le règlement ici : finie la rébellion, il faut se comporter comme tout le monde. Elle exagère un peu trop même : elle en va jusqu'à m'obliger à me coiffer, m'habiller et me laver convenablement, sinon j'ai droit à la corvée vaisselle pendant une semaine. J'en ai déjà fait les frais trois ou quatre fois, étant donné que je suis d'une nature assez rebelle, et que j'ai un don pour m'attirer des ennuis. Les cheveux et les yeux marrons, elle sait quand même se montrer gentille et à un bon sens de la justice. Je l'aime beaucoup.
Moi, j'ai les cheveux noirs bouclés ainsi que des yeux vairons, ce qui me causait beaucoup de remarques à l'orphelinat du genre : "Hé ! V'là la bicoeyes* ! " Enfin, voyez le genre. Je suis plutôt petite et assez svelte, et c'est tout.

Ma chambre, elle, est meublée assez sommairement pour l'instant : papier-peint vert à petites fleurs, datant du dix-huitième siècle, à en juger par la décoloration dont elle souffrait, un plancher de grenier, un lit d'un bois un peu orangé, avec un matelas très confortable, ainsi que d'un oreiller, et d'une couverture aussi verte que le papier-peint. "Pour assortir" avait dit Hélène. Il y a aussi un bureau en bazar total, rempli de paperasses. Il était noir, parce que c'était le dernier en rayon "Bricolage" du magasin de la ville. Je déteste cette couleur. Elle me fait déprimer. Il y a un fauteuil aussi, assez usé pour qu'il n'ait plus de couleur du tout. On l'a trouvé au grenier. Enfin, dans ce qui est maintenant ma chambre.

Je me lève du fauteuil, et décide d'aller dans le jardin, afin de profiter de la pluie. Je descends dans l'entrée, une petite pièce meublée uniquement d'un paillasson et d'un porte-manteau. Le strict minimum. J'enfile mes baskets rouges, ma doudoune bleue, et sort dehors.

La pluie avait inondé la partie herbeuse du jardin. A la place, il y avait une sorte de lac, arrêté par la terrasse qui faisais une bonne trentaine de centimètres de plus que le reste. La pluie est vraiment très forte. Dans le ciel, les nuages était noirs. Un orage se préparait sûrement.

La pluie mouille mes cheveux. Cela me procure une sensation de liberté.
Je pourrais sauter par-dessus ma clôture, m'enfuir...

Soudain, ce fût le noir. Une douce torpeur m'envahit. [ passage à améliorer ]

Quand je me réveille, je suis dans une petite chaumière de bois brut, allongée dans un lit. Le toit est en paille... Hé ! Mais attendez ! C'est pas chez moi ici !

Je regarde autour de moi. La maison est meublé d'un feu, d'une marmite bouillonnante et où devant celle-ci se tient une vieille femme, d'un lit, d'une table, d'une chaise et d'une petite table de chevet.

Je reporte mon attention sur la vieille femme. Elle est en train de mélanger quelque chose dans la marmite. Petite et recourbée, elle fait presque pitié.

Tout à coup, elle se retourne vers moi, me montre son visage couvert de rides et me fixe de ses beaux yeux bleus, en faisant virevolter ses cheveux gris, longs et lâchés. Elle a dû être une belle femme, à l'époque.
- Bien, tu es réveillée, dit-elle en soupirant. Et bien... Bienvenue à Melynd. Je suis Xaeï. Je sais qui tu es Anya.

* Bicoeyes : Mot inventé par moi, qui vient de "Bico = Bicolore" et "Eyes = yeux en anglais". C'est une moquerie inventée par les orphelins pour se moquer d'Anya.

A suivre...
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photo de l'auteur“Jeune fille passionnée par l'écriture et la lecture, j'ai créé ce blog afin de partager ma passion, tout simplement.”

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