Romance

Le carnet d’un amoureux éconduit – Laurent Hunziker – Romance / Autobiographie

4e de couverture

J’avais écrit ce journal à la sortie de l’enfance alors que je découvrais des sentiments jamais éprouvés auparavant. Chamboulement.
Les mots sont naïfs, comme je l’étais à l’époque. Comme je voudrais l’être encore, sans doute… Cette naïveté de croire que l’amour que l’on ressent va durer toujours, qu’il est éternel et jamais ne pourra passer…
Amusé par ce récit désuet d’un passé lointain,j’ai ajouté un passage à la fin de l’histoire, comme si je m’adressais à quelqu’un d’autre, un autre Laurent, plus de trente ans en arrière…
…et ce Laurent m’a répondu ! …
Une correspondance imaginaire, conversation décalée dans le temps, anachronique, de moi à moi, de 2018 à 1984, avec un réel retour au
berceau de mon enfance, là où tout a commencé, pour conclure ces pages…

Auteur : Laurent Hunziker
Genre : Romance
Type : Autobiographie
Dernière édition : 2018 (autoédition)
Prix : 12€

Mon avis

Avant de commencer cette chronique, j’aimerais remercier l’auteur Laurent Hunziker de m’avoir proposé de lire son roman en service presse, et le site simplement.pro pour la mise en contact.
Mon avis n’a été altéré en aucun cas.

Le Carnet d’un amoureux éconduit est une sorte d’autobiographie. Laurent Hunziker rend public, d’abord, le récit de son premier amour qu’il avait consigné dans un carnet. Il y a ajouté des annotations écrites en 2018, quand il redécouvre ce carnet, ainsi qu’une curieuse discussion anachronique entre son lui du passé et son lui du présent, qui elle, est, plus ou moins fictionnelle.

Les romans de cet auteur sont toujours extrêmement sensible et personnels, c’est ça que j’aime chez lui et qui fait qu’à ce jour, aucun de ses romans ne m’a déçue. Celui-ci ne fait pas exception à la règle, il est même, je pense, le plus personnel des trois, et ça n’a pas été pour me déplaire. J’ai été emportée dans cette histoire douce-amère d’un amour qui ne trouva pas de fin réelle, et qui trouvera de la résonance en chacun de nous, à condition d’avoir vécu un amour éconduit.
Elle est si simple mais pourtant elle résonne et crie de vécu. C’est vraiment un récit comme on peut en lire tant d’autres, mais c’est là sa force. C’est cette simplicité que j’ai aimé dans le récit, qui la rend histoire de vie parmi tant d’autres, mais aussi histoire de tous.

Ce récit est très bien rythmé et je ne me suis pas ennuyée. Les quelques longueurs qui s’y trouvent sont voulues et même un peu moquées (vous comprendrez comment si vous le lisez). Cette conversation anachronique qui en découle est un plus original dans ce genre de roman, et lui donne une unicité toute particulière.

Le style d’écriture très personnel, très fluide et très simple, poétique de l’auteur m’a encore une fois convaincue. Je ne m’en lasse pas. Je ne m’en suis tellement pas lassée que j’ai sorti mon petit carnet de citations pour cette œuvre-ci, touchée par les mots de l’écrivain.

« J’avais envie de laisser une trace de cet amour sur le papier, faute de mieux. Faute de pouvoir le partager pour de vrai, au moins le partager en écriture, l’encrer pour l’ancrer »
Laurent Hunziker
Le carnet de l'amoureux éconduit, page 125

Cette citation résume à mon sens parfaitement le récit.

Le personnage de Laurent est très attachant et on s’y identifie rapidement. Je me suis pour ma part plus facilement identifiée à la version « jeune » de Laurent puisque je le suis aussi. Je pense d’ailleurs que c’est un roman que je comprendrais sans doute encore mieux quand je serais plus vieille – voire beaucoup plus vieille. Je suis susceptible de le relire.
Il a une évolution assez amusante à suivre puisque on a le personnage « de début » en même temps que celui de la fin, sans toutefois être persuadé que ce Laurent final est vraiment celui du futur du Laurent passé – en effet, quel effet a pu avoir ce carnet sur ce dernier !

En bref, j’ai vraiment adoré ce petit récit autobiographique. Laurent Hunziker a su encore une fois m’embarquer dans son univers poétique et contemplatif, dans laquelle je me retrouve toujours. J’y retiendrais une belle morale de fin : « Aime Laurent… Aime autant que tu peux. Aimer, c’est vivre. Vivre, c’est aimer ». Merci encore une fois pour cette belle découverte qui est encore une fois un joli coup de cœur. A lire de toute urgence.

Ma note finale

5/5

Créatrice de La Plume. J'aime partager mes lectures avec vous :)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *